Posters du mercredi 1er juillet
10:00 - 11:15 / 15:30 - 16:30
Vers un "Eco-campus" vitrine de la transition résiliente à Fianarantsoa, Madagascar : une approche implicative et multidisciplinaire
Les universités malgaches, créées vers les années 1960, ont progressivement vu leurs infrastructures se dégrader, notamment en matière de logements universitaires entrainant surpeuplement, absence de maintenance et conditions de vie critiques. L’Université de Fianarantsoa illustre pleinement la situation, motivant la coopération entre la Région Haute Matsiatra et la Métropole de Lyon, via le programme EAURIZON 2028, pour améliorer l’eau, l’assainissement et les conditions de vie universitaires. L’Eco-Campus de Fianarantsoa, un projet initié visant ainsi le campus comme un laboratoire territorial d’innovation, associant institutions, chercheurs et étudiants. La méthodologie repose sur une approche pluridisciplinaire et implicative, traitant le campus comme un espace d’expérimentation. Les principaux axes incluent la planification spatiale, les mobilités, la gestion durable des ressources, le renforcement des interactions universitaires et la création d’un modèle opérationnel de transition. Les étudiants, acteurs centraux, seront activement impliqué à la co-construction des solutions, notamment à travers des ateliers, des chantiers-écoles et des modules pédagogiques intégrés. L’approche technique porte sur la gestion des eaux, des déchets et l’aménagement environnemental, tandis que l’approche socio-organisationnelle vise à renforcer les communs, structurer de nouveaux dispositifs de gestion et adapter la gouvernance aux réalités locales. Enfin, une stratégie de communication afin de sensibiliser la communauté universitaire, promouvoir l’éco-citoyenneté et valoriser l’université comme vitrine de la transition écologique.
Vers une gestion intégrée de la ressource en eau dans le bassin versant de Soarano (Madagascar)
À Madagascar, la ressource en eau, bien que globalement abondante, est inégalement répartie et soumise à de fortes variations saisonnières. La croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique augmentent les tensions entre usages agricoles, domestiques et énergétiques. La riziculture irriguée, centrale pour la sécurité alimentaire, consomme beaucoup d’eau et crée des conflits avec l’approvisionnement en eau potable, surtout dans les zones rurales où prévalent les pratiques coutumières. Depuis 2006, la Métropole de Lyon et la Région Haute Matsiatra coopèrent pour améliorer l’accès à l’eau, l’assainissement et mettre en place une Gestion Intégrée de la Ressource en Eau (GIRE). Le bassin versant de Soarano, crucial pour l’eau potable d’Ambalavao, fait l’objet de nombreuses pressions et conflits. Pour concilier les besoins ruraux et urbains, une démarche GIRE a été mise en œuvre. Elle repose sur l’élaboration d’un diagnostic partagé, la mise en place d’un espace de concertation (GLEC), la réalisation d’une planification collective et d’un suivi des actions. Malgré l’absence de financements institutionnels pérennes, des solutions comme l’accompagnement des agriculteurs ont permis d’engager une transition agroécologique. Cette gouvernance partagée a transformé les relations amont–aval : les agriculteurs sont désormais reconnus comme gestionnaires du territoire, contribuant à la sécurité hydrique, alimentaire et environnementale. Un ensemble d’outils de capitalisation, dont un jeu de rôle, a été développé pour diffuser ces pratiques.
Une approche mixte pour évaluer la régulation des services écosystémiques dans les campus universitaires : le cas de l'Université pontificale Javeriana de Cali
Résumé court : Le projet analyse les services écosystémiques régulateurs générés par l’infrastructure verte et bleue du campus de l’Université Javeriana de Cali. À travers l’imagerie satellite et des mesures de terrain, il évalue comment les zones végétalisées et les systèmes aquatiques réduisent la température de surface et atténuent les îlots de chaleur urbains. L’étude inclut l’analyse du NDVI, de la température de surface (LST) et de leur évolution dans le temps. Des mesures microclimatiques autour des zones humides permettent d’identifier l’effet du type de surface, de l’ombrage et de la distance au plan d’eau sur la température locale. Le projet examine également le stockage de carbone à travers des équations allométriques adaptées aux forêts tropicales. Grâce à l’intégration de données spatiales, climatiques et biologiques, le campus est présenté comme un laboratoire vivant permettant d’évaluer l’efficacité des Solutions fondées sur la Nature (SfN) à petite échelle urbaine. Ces résultats constituent une base scientifique solide pour orienter la planification écologique du campus. Ils démontrent aussi le potentiel reproductible de ces approches dans d'autres institutions urbaines
