Posters du mardi 30 juin
15:30 - 16:30 / 18:00 - 19:30
Performance de plantes vivaces dans deux substrats pour la gestion des eaux pluviales par biorétention
Les cellules de biorétention sont de plus en plus utilisées dans les municipalités à des fins de gestion de l’eau de pluie, toutefois, il y a peu de connaissances au sujet de la contribution des végétaux et du substrat de croissance sur la performance de ces infrastructures. Les objectifs de ce projet sont de comparer l’impact de deux substrats utilisés pour la biorétention (substrat visant l’infiltration, NF ou le traitement de l’eau, NS) sur la croissance de trois groupes de plantes vivaces ayant des besoins en eau différents et sur la performance hydraulique du système. Pour ce faire, neuf espèces de plantes vivaces ont été divisées en trois groupes selon leurs besoins en eau, élevés (Groupe E : Anemonastrum canadense, Astilbe x arendsii, Trollius chinensis), modérés (Groupe M : (Symphyotrichum dumosum, Iris sibirica, Veronica spicata) et faibles (Groupe F :Chelone obliqua, Hylotelephium spectabile, Nepeta x faassenii) et ont été plantées dans des mésocosmes contenant un ou l’autre des deux substrats. Des témoins non plantés ont aussi été inclus dans le projet. Les résultats montrent que, pour une même espèce végétale, les individus implantés dans NS avaient une croissance plus importante que implantés dans le NF. Le substrat NF résultait en une moins grande évapotranspiration due à sa moins grande rétention d’eau ; toutefois, moins de matières en suspension étaient récoltées dans le lixiviat comparativement au substrat NS. La combinaison de plantes et de substrats qui a démontré la meilleure performance hydraulique est le Groupe E dans le substrat NS. Les résultats obtenus au cours de ce projet vont pouvoir aider les municipalités à concevoir des systèmes de biorétention plus efficaces en sélectionnant de meilleures combinaisons de substrat et de plantes.
Rôles comparés des métaux, des espèces végétales et des traitements des sédiments sur la diversité microbienne, la croissance végétale et la réduction des métaux dans les effluents au sein de microcosmes représentant des solutions fondées sur la nature pour le traitement des eaux pluviales
L'imperméabilisation des sols renforcent la nécessité de disposer de systèmes efficaces de traitement des eaux pluviales, entre autres pour éliminer les éléments traces métalliques (ETMs) qui s'accumulent dans les eaux de ruissellement urbaines. Les solutions fondées sur la nature (SFN) s'appuient sur les interactions entre les plantes et les microorganismes pour retenir les ETMs, cependant les rôles respectifs et l’interaction de la végétation, des communautés microbiennes et des apports métalliques restent mal compris. Cette étude a examiné comment Phragmites australis et Plantago lanceolata, combinés à des communautés microbiennes naturelles ou réduites, influencent l'élimination du cuivre, du zinc, du nickel et du cadmium dans des microcosmes contrôlés. Les plantes ont été cultivées dans des sédiments autoclavés (Mi-) ou non autoclavés (Mi+), avec ou sans enrichissement en ETMs. La croissance des plantes et les concentrations en ETMs dans les effluents ont été déterminés pendant 12 semaines. La structure des communautés microbiennes a été étudié à 3 et 12 semaines. La croissance des plantes était plus élevée dans les conditions Mi-. Les analyses des effluents ont révélé des concentrations plus élevées de Cu et de Zn dans les conditions Mi-. Après trois semaines, les communautés bactérienne associées aux racines sont influencées par la stérilisation des sédiments. Dans l'ensemble, les résultats préliminaires suggèrent que la stérilisation des sédiments a un impact plus important que les apports de métaux sur les performances des plantes, la dynamique des métaux et les communautés microbiennes.
Survie ou refroidissement : seuils d’eau pour les infrastructures vertes et bleues en période de sécheresse
Les infrastructures vertes et bleues (IVB) sont largement utilisées pour gérer les eaux pluviales et réduire les risques d’inondation en milieu urbain. Toutefois, l’augmentation de la végétation en ville entraîne une demande en eau plus élevée, surtout en période de sécheresse prolongée, en raison d’une évaporation accrue. Pour garantir la survie des plantes et renforcer la résilience climatique, il est essentiel d’identifier deux seuils critiques : la quantité minimale d’eau nécessaire pour éviter la mortalité végétale, et le niveau d’humidité du sol permettant un rafraîchissement optimal par évaporation. Mieux comprendre et quantifier ces seuils permettra de concilier verdissement urbain et gestion durable de l’eau, en maintenant l’efficacité des IVB face au changement climatique.
Surveillance à l’échelle de la rue des arbres et SuDS des bacs pour la réduction des inondations urbaines
Face à des pluies plus intenses et fréquentes, les systèmes de drainage traditionnels peinent à fonctionner, entraînant des inondations de surface. Pour remédier à ce problème, des systèmes de drainage durable peuvent ralentir l’écoulement de l’eau provenant du toit. Des capteurs montrent que le système redistribue l’eau progressivement, ce qui aide le drainage traditionnel à absorber les variations de débit, grâce à ses couches internes qui freinent l’écoulement. Des arbres peuvent aussi être intégrés dans les espaces urbains pour contribuer à la gestion de l’eau tout en offrant de nombreux avantages à la communauté. Les besoins hydriques des arbres et les interactions sol–arbre–atmosphère sont étudiés dans une campagne de suivi menée à Newcastle upon Tyne, au Royaume-Uni, à l’aide de débitmètres de sève, de capteurs d’humidité du sol et de stations météorologiques. Le projet, initialement limité à un essai préliminaire (arbre planté dans un jardin de pluie), s’étend maintenant à d’autres sites afin d’étudier l’effet de la maturité, de l’espèce et du contexte des arbres. Des recommandations basées sur des données aideront ensuite à mieux intégrer arbres et systèmes de drainage durable pour réduire les inondations de surface. Cette recherche ouvre la voie à des projets de verdissement urbain où la nature devient un élément actif du réseau de drainage.
