Session Posters du jeudi - Gouvernance et aménagement

Posters du jeudi 2 juillet

10:00 - 11:00 / 13:45 - 14:30

P3-01 - BERNIER Chloé, DUHAIME François, DUCHESNE Cédric, ABDELJELIL Ikram, MARTEL Jean-Luc / Canada

Transformer un parc existant en parc éponge – Le cas du parc Prieur à Montréal

Le parc Prieur de la Ville de Montréal a été partiellement réaménagé en parc éponge en 2023. Étant situé dans une dépression naturelle, les eaux de ruissellement sont naturellement acheminées vers le parc, offrant une opportunité de le transformer en parc éponge avec un nombre minimal d’interventions. À la suite des travaux, la Ville désirait évaluer le comportement réel du parc réaménagé, de déterminer quelles interventions pourraient être reproduites pour des projets similaires, et de déterminer si d’autres configurations seraient envisageables afin d’optimiser la gestion de l’eau de pluie. Des modèles PCSWMM 2D, calibrés à l’aide d’observations sur le terrain ont été fait pour répondre à ces objectifs. Les résultats démontrent que la transformation permet de retenir efficacement les volumes de ruissellement, permettant de soulager le réseau de drainage en aval du secteur. De plus, l’ajout d’une cellule de biorétention à l’entrée du parc permettrait d’optimiser le volume d’eau retenu lors de pluies importantes en plus d’améliorer les problématiques observées en termes d’érosion.

P3-02 - KALATCHEV Clara, FARCETTE Amélie, ROSSIGNOL Hortense, LAW-LONE Aurélie, BAPTISTE Anne-Gaëlle / France

Une évolution des pratiques de gestion des eaux de pluie à la Ville de Paris : l’exemple de trois projets d’aménagement d’espace public

Depuis plusieurs années, la Ville de Paris déploie une politique ambitieuse de gestion des eaux pluviales à travers le Plan ParisPluie, visant à valoriser la pluie au plus près de son point de chute. Cette stratégie s’inscrit dans une démarche globale de végétalisation, de lutte contre les îlots de chaleur et d’adaptation au changement climatique. L’article propose de présenter trois projets parisiens qui illustrent l’intégration de cet enjeu dans les projets d’aménagements d’espace public : la Place Rhin-et-Danube, la première place parisienne inondable, la végétalisation de rue de la Croix-Nivert et la forêt urbaine de la place de la Catalogne. Ces nouveaux aménagements mettent en œuvre des dispositifs variés permettant une gestion à la source des eaux de pluie et favorisant ainsi leur infiltration. Cet article fait également état des difficultés et contraintes auxquelles la mise en œuvre que ce type de dispositif peut être confrontée, telles que les contraintes liées à la qualité des sous-sols ou la présence d’ouvrages enterrés. Il présente enfin les évolutions en cours des pratiques d’aménagement et de gestion au sein de la Ville de Paris pour permettre l’intégration de cet enjeu environnemental dans les projets d’espace public.

P3-03 - GOERL Fabiane, GOERL Roberto, FINOTTI Alexandra / Brésil

Redevance de drainage pour bassins versants fondée sur la surface imperméable directement connectée

L’étude présente une proposition de redevance destinée à financer la gestion des eaux pluviales urbaines dans des bassins versants, en réponse à l’insuffisance de financement adéquat pour la drainage urbaine, souvent négligée par les administrations municipales. La méthode adapte le modèle américain de l’Unité Résidentielle Équivalente, en remplaçant la Surface Totale Imperméable (STI) par la Surface Imperméable Directement Connectée (SIDC). La SIDC représente plus précisément le volume de ruissellement effectivement acheminé vers le réseau public. L’estimation de la SIDC, identifiée comme une lacune scientifique, a été obtenue au moyen de techniques de géotraitement combinées à des inspections de terrain. Les résultats ont montré que la SIDC diminue sur les grandes parcelles, tandis que la voirie publique constitue la plus grande contribution totale. Le ratio moyen SIDC/STI était proche de 50 %, avec une légère surestimation du modèle fondé sur SIG (4 %). L’analyse a indiqué que l’inspection sur site est indispensable pour les zones comptant peu de parcelles, tandis que pour les autres strates, l’approche combinée a démontré une bonne précision. L’Unité Résidentielle Connectée (URC) correspondait à 172,46 m², équivalant à 0,81 R$ par m² par an, une valeur inférieure à celles appliquées internationalement sur la base de la STI. La méthodologie a démontré sa faisabilité, avec des coûts opérationnels jugés abordables et un potentiel de réplication dans d’autres bassins, offrant un outil plus équitable et plus efficace pour le financement de la gestion des eaux pluviales urbaines.

P3-08 - BERTRAND Guillaume, BENARD Tony, ANCELLE Maëlle / France

La gestion durable, intégrée et différenciée des eaux pluviales au cœur de la reconversion d’une friche industrielle en parc d’activités logistique à Moissy-Cramayel (77)

La reconversion de l’ancienne friche industrielle PSA de Moissy-Cramayel en parc d’activités logistique - Moissy II Les Chevrons - constitue un exemple abouti de reconstruction et d’adaptation d’un aménagement privé aux enjeux actuels : zéro artificialisation nette, adaptation au changement climatique, économie circulaire. Le projet s’appuie sur une gestion durable et intégrée des eaux pluviales, différenciée selon les zones fonctionnelles et les risques de pollutions : dessertes communes (voiries et trottoirs), cours camions, toitures et aires de stationnement. Il intègre également un réemploi massif de bétons concassés, issus de la démolition des bâtiments existants, limitant ainsi l’apport de ressources nouvelles, ainsi qu’une zone-test en enrobés poreux destinée à observer le comportement de ce revêtement sous trafic poids lourds. Livré en 2022, le parc ne présente aucun désordre hydraulique et démontre la faisabilité technique et opérationnelle d’une infiltration à la source dans des projets de requalification pouvant présenter des contraintes fortes, distinctes d’une urbanisation nouvelle.

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