Thématique : Gouvernance et aménagement
Mercredi 1er juillet
Intégration des systèmes de récupération de l'eau de pluie (SREP) dans la planification urbaine canadienne : une approche multidisciplinaire
Les systèmes de récupération d’eau de pluie (SREP) visent à transformer les précipitations en source en eau. Bien qu'il faille garantir une réutilisation sécuritaire grâce à une surveillance continue de la qualité, le potentiel des systèmes pour contrôler le ruissellement urbain reste intéressant à valoriser. L'intégration des SREP dans les environnements urbains, en tant que type d'infrastructure verte, nécessite une prise de décision multicritère qui exige la participation des parties prenantes et des services municipaux aux processus de planification. Cette étude a intégré une approche multidisciplinaire afin de faciliter l'adoption à plus grande échelle des SREP dans le contexte urbain canadien. La surveillance de la qualité de l'eau collectée dans plusieurs systèmes sur deux ans a démontré l'influence clé de la conception des systèmes, soulignant la nécessité d'élaborer des recommandations sur la conception, le fonctionnement et l'entretien des systèmes.
L'étude des perceptions du public et l'analyse de l'adéquation spatiale ont également souligné l'importance des contraintes de conception des systèmes et leur influence sur la qualité de l'approvisionnement en eau comme critères essentiels à intégrer dans la planification urbaine des SREP. La satisfaction générale des utilisateurs des systèmes présente un lien modéré mais statistiquement significatif avec leur satisfaction à l'égard de la qualité de l'eau collectée. Par ailleurs, du point de vue des parties prenantes, l'implantation spatiale des SREP devrait être optimisée sur les sites qui minimisent l'exposition du système aux contaminants.
Intégrer la conception urbaine de l'eau culturellement inclusive (CIWUD) dans la gouvernance et la co-création – Perspectives européennes et australiennes
La gestion du paysage urbain échoue souvent en raison de la diversité des perceptions et des besoins des communautés. Pour y remédier, les décideurs politiques doivent concilier ces différences pour une gouvernance équitable, notamment dans la planification des solutions fondées sur la nature (SFN) pour la biodiversité urbaine. Notre recherche se concentre sur la compréhension des valeurs humaines, des perceptions et des comportements pertinents pour la conception et la mise en œuvre des SFN dans les écosystèmes urbains, en particulier autour de deux rivières urbaines à Belgrade (Serbie) et Sydney (Australie). En utilisant des enquêtes communautaires, de la cartographie comportementale et des entretiens avec des responsables locaux, nous avons constaté que les usagers privilégient les valeurs naturalistes, humanistes et utilitaires dans les espaces verts. Bien que les systèmes de SFN répondent à certaines valeurs comme l'importance écologique, ils manquent d'intégration avec les espaces récréatifs et culturels. Les gouvernements locaux expriment leur intérêt à adapter les SFN aux besoins des communautés, mais manquent d'expertise et d'engagement communautaire. Pour optimiser le développement des SFN, les considérations socioculturelles et les valeurs communautaires doivent être intégrées, en équilibrant la biodiversité avec les besoins de la communauté. La gouvernance peut exploiter les écarts entre les croyances et les comportements des usagers pour optimiser les actions de gestion.
Périphéries vertes résilientes : la nouvelle politique publique brésilienne pour la construction d’écosystèmes verts dans les zones les plus vulnérables
La nécessité de transformer les villes brésiliennes afin de les rendre plus résilientes face à l’avancée de l’urbanisation et aux changements climatiques implique d’améliorer les zones les plus vulnérables aux catastrophes. Le Secrétariat national des périphéries du Ministère des Villes, relevant du gouvernement fédéral brésilien, a reconnu la nécessité de rendre les périphéries plus vertes grâce à l’utilisation de solutions fondées sur la nature. Ainsi, en 2025, l’appel à projets « Périphérie verte et résiliente » a été lancé, avec pour objectif principal de réduire les risques hydrologiques, géotechniques et liés aux fortes températures, tout en favorisant une adaptation inclusive par le biais d’une planification communautaire participative.
Sept initiatives ont été sélectionnées à travers le Brésil, avec des propositions de financement comprises entre 1,5 et 2,5 millions de réais, pour un total de 15,3 millions de réais destinés à la formation et à la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature, telles que des jardins de pluie, des cuves d’évapotranspiration, des massifs pluviaux, entre autres. Toutes les initiatives seront mises en œuvre par des organisations de la société civile présentes dans les communautés. Le projet a débuté en décembre 2025 et doit durer 18 mois. L’objectif est d’élargir la portée de ce projet afin qu’il devienne une politique publique permanente et qu’il atteigne les Brésiliens vivant dans les régions les plus exposées aux catastrophes du pays.
