Thématique : Approches Bassin versant
Mercredi 1er juillet
Nécessité d’une gestion intégrée des eaux des pluies et souterraines des villes en expansion urbaine dans les zones tropicales : cas de la ville province de Kinshasa, République démocratique du Congo
Cette étude explore une approche intégrée de gestion des eaux de pluie et des eaux souterraines dans la ville de Kinshasa, RDC. Dans un contexte d’urbanisation rapide et de dérèglement climatique, les risques liés aux inondations et à la surexploitation des aquifères s’accentuent. L’étude propose une méthodologie combinant l’analyse des précipitations, des niveaux piézométriques et des données d’infiltration pour concevoir des solutions efficaces et durables de recharge (artificielle) des nappes, tout en réduisant les ruissellements, et en mettant en lumière l’importance d’une planification urbaine intégrée, basée sur des indicateurs hydrologiques locaux. Cette approche favorise la résilience face aux événements pluvieux extrêmes et soutient l’équilibre quantitatif des ressources en eau. Les résultats montrent que les précipitations extrêmes ont connu une hausse de 23% depuis 2012 ; par contre, une baisse saisonnière de la nappe de 1,2 à 2,5m est observée essentiellement dans les zones à forte densité de la population. Les simulations des mesures de recharge de la nappe ont permis une amélioration en réduisant, entre 20 à 35% , le déficit hydrique annuel.
Vers une évaluation de l’impact quantitatif du développement de la réutilisation des eaux usées traitées sur les masses d’eau superficielles : cartographie des contributions des stations d’épuration aux débits d’étiage dans le bassin du Rhône
Dans un contexte d’intensification des sécheresses estivales en France, la réutilisation des eaux usées (REUT) - qui consiste à valoriser, après traitement supplémentaire adéquat, une partie des eaux usées - est une des solutions proposées pour réduire la pression sur la ressource en eau naturelle. Si elle présente une opportunité manifeste en tant que source d’eau non conventionnelle, la REUT soulève notamment des questions concernant les débits d’étiages en aval des STEU, puisque les rejets des STEU peuvent dans certains cas contribuer significativement au soutien d’étiage des débits des rivières. En se basant sur des bases de données de débits de rejets de STEU (Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse), de débits de rivières issus d’HydroPortail ou simulés à l’aide d’un modèle hydrologique, cette étude présente une cartographie des contributions des STEU (rejets moyens par temps sec pendant les mois de juillet à septembre) aux débits d’étiages des rivières (VCN10 et QMNA5) sur l’ensemble du réseau hydrographique du bassin du Rhône. Les résultats montrent une hétérogénéité spatiale de ces contributions, et contribuent donc à une meilleure identification des opportunités en matière de diversification des sources d’eau sur les territoires.
Évaluation du potentiel de récupération des eaux pluviales urbaines au Portugal : une approche spatiale utilisant l'indice C
Les changements climatiques exigent de plus en plus des stratégies solides capables d’orienter la société vers des trajectoires plus durables. Les systèmes de récupération des eaux pluviales (RWHS) constituent un outil éprouvé et efficace dans cette transition, contribuant non seulement à la préservation des ressources hydriques, mais également à l’atténuation des inondations urbaines et à la réduction de la demande sur les réseaux publics d’approvisionnement en eau. La présente étude a appliqué une méthodologie visant à évaluer le potentiel de chaque municipalité portugaise pour l’implantation de RWHS, en calculant l’Indice C et en intégrant la typologie des zones bâties (Classe 1, Classe 2 et Classe 3), la précipitation et la consommation d’eau. L’ensemble des analyses spatiales a été réalisé dans QGIS. Les résultats ont démontré la faisabilité de l’implantation des RWHS, en particulier dans les municipalités situées dans le nord et le centre du Portugal. Au total, 22 municipalités de Classe 1 et 2 municipalités de Classe 2 ont été identifiées comme ayant la capacité de satisfaire entièrement la demande en eau de leur population grâce à l’eau de pluie récoltée.
