Thématique : Approches Bassin versant
Mercredi 1er juillet
Évaluation des performances hydrologiques de systèmes de libération passive et active après réadaptation de citernes de récupération des eaux pluviales
Des études antérieures ont démontré que la collecte des eaux pluviales peut répondre aux besoins en eau non potable, éliminer les polluants des eaux de ruissellement et atténuer les débits de pointe et volumes de ruissellement sans nécessiter une grande surface au sol. Elles ont également montré que les systèmes de collecte des eaux pluviales sont plus efficaces pour la gestion des eaux de ruissellement lorsque la citerne dispose d'une capacité de stockage suffisante entre les épisodes de pluie. Cette capacité peut être obtenue par intervention humaine (ex : irrigation) et/ou par un système de libération passive ou active. Cependant, les systèmes de libération passive peuvent contribuer au ruissellement lors des orages, et les systèmes de libération active sont généralement composés d'éléments brevetés qui peuvent être coûteux. Nous observons actuellement les performances hydrologiques (ex : by-pass) d'un système de libération active, composé de contrôleurs et capteurs facilement disponibles, installés sur une citerne de 7949 L, et les comparons à celles d'un système de libération passive installé sur une citerne de même capacité (7949 L) à Georgetown, en Caroline du Sud (États-Unis). Le suivi a débuté en septembre 2025 et se poursuivra jusqu'en septembre 2026. Les données préliminaires indiquent que le système de libération passive a capté 92 % des eaux de ruissellement provenant d'une toiture de 97 m² et a évacué lentement 74838 litres des eaux captées. Le système de libération active a quant à lui capté 73 % des eaux de ruissellement de la même toiture et a évacué lentement 57023 litres des eaux captées.
Vers une évaluation de l’impact quantitatif du développement de la réutilisation des eaux usées traitées sur les masses d’eau superficielles : cartographie des contributions des stations d’épuration aux débits d’étiage dans le bassin du Rhône
Dans un contexte d’intensification des sécheresses estivales en France, la réutilisation des eaux usées (REUT) - qui consiste à valoriser, après traitement supplémentaire adéquat, une partie des eaux usées - est une des solutions proposées pour réduire la pression sur la ressource en eau naturelle. Si elle présente une opportunité manifeste en tant que source d’eau non conventionnelle, la REUT soulève notamment des questions concernant les débits d’étiages en aval des STEU, puisque les rejets des STEU peuvent dans certains cas contribuer significativement au soutien d’étiage des débits des rivières. En se basant sur des bases de données de débits de rejets de STEU (Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse), de débits de rivières issus d’HydroPortail ou simulés à l’aide d’un modèle hydrologique, cette étude présente une cartographie des contributions des STEU (rejets moyens par temps sec pendant les mois de juillet à septembre) aux débits d’étiages des rivières (VCN10 et QMNA5) sur l’ensemble du réseau hydrographique du bassin du Rhône. Les résultats montrent une hétérogénéité spatiale de ces contributions, et contribuent donc à une meilleure identification des opportunités en matière de diversification des sources d’eau sur les territoires.
Évaluation du potentiel de récupération des eaux pluviales urbaines au Portugal : une approche spatiale utilisant l'indice C
Les changements climatiques exigent de plus en plus des stratégies solides capables d’orienter la société vers des trajectoires plus durables. Les systèmes de récupération des eaux pluviales (RWHS) constituent un outil éprouvé et efficace dans cette transition, contribuant non seulement à la préservation des ressources hydriques, mais également à l’atténuation des inondations urbaines et à la réduction de la demande sur les réseaux publics d’approvisionnement en eau. La présente étude a appliqué une méthodologie visant à évaluer le potentiel de chaque municipalité portugaise pour l’implantation de RWHS, en calculant l’Indice C et en intégrant la typologie des zones bâties (Classe 1, Classe 2 et Classe 3), la précipitation et la consommation d’eau. L’ensemble des analyses spatiales a été réalisé dans QGIS. Les résultats ont démontré la faisabilité de l’implantation des RWHS, en particulier dans les municipalités situées dans le nord et le centre du Portugal. Au total, 22 municipalités de Classe 1 et 2 municipalités de Classe 2 ont été identifiées comme ayant la capacité de satisfaire entièrement la demande en eau de leur population grâce à l’eau de pluie récoltée.
